Intelligence artificielle 

On en parle pendant la Semaine internationale francophone ! 

3 juin 2019 

Ces deux mots sont sur toutes les lèvres. Ils suscitent autant d’enthousiasme que de peur. Mais qu’on y soit favorable ou réfractaire importe peu. L’intelligence artificielle ne va pas rebrousser chemin. Les possibilités surhumaines qu’elle promet, et livre déjà, sont trop séduisantes pour freiner son expansion dans toutes les sphères de la vie humaine.

Dans son rapport 2019 intitulé La sécurité et la santé au cœur de l’avenir du travail : mettre à profit 100 ans d’expérience, l’Organisation internationale du Travail cite une étude réalisée en 2016 qui « suggère que d’ici 2030, il pourrait y avoir sept trillions de périphériques réseau surveillant toute l’activité économique en quasi temps réel et d’équipements de robotiques avancée, dans les entreprises et chez les particuliers ».

Nous pouvons bien sûr nous réjouir des applications de l’IA qui libèrent les travailleurs de tâches dangereuses, répétitives ou dégradantes. Il en va de même pour son utilisation dans le dépistage de certaines maladies ou la sécurité des chauffeurs sur route et des opérateurs de machinerie lourde. Mais le fait qu’elle concurrence l’humain dans la réalisation de certaines tâches bouleverse l’organisation du travail dans tous ses aspects et à tous les échelons de la structure organisationnelle. 

 

Défis et opportunités dans le monde du travail 

Parmi les éléments déstabilisants de l’IA en milieu de travail, la rapidité avec laquelle elle évolue, s’impose et transforme les façons de faire est peut-être le plus important pour les travailleurs. Comme le souligne le Rapport de la Commission mondiale sur l’avenir du travail, Travailler pour bâtir un meilleur avenir, « Les compétences d’aujourd’hui ne correspondront pas aux emplois de demain, et les compétences nouvellement acquises peuvent rapidement devenir obsolètes.» 

Pour les entreprises et leurs employés, l’IA crée des défis nouveaux et exigeants qui requièrent plus que jamais le partage d’expériences et de connaissances. La Semaine internationale francophone se propose donc de fournir aux participants l’occasion d’échanger sur le sujet dans une perspective de santé et qualité de vie au travail. 

Dans le cadre des Rendez-Vous Global-Watch le mardi 1er octobre à 14 h, la psychologue et conférencière de renom, Rose-Marie Charest, proposera une réflexion sur le processus d’adaptation au changement et des moyens concrets pour les employeurs désireux de favoriser une implantation harmonieuse de l’IA dans leur organisation. 

Cette conférence sera suivie d’échanges autour des facteurs de succès pour une transition réussie vers l’intégration de l’IA en milieu de travail. 

À propos de Rose-Marie Charest 

 

Rose-Marie Charest est psychologue et conférencière. De 1998 à 2015, elle a présidé l’Ordre des psychologues du Québec, où elle a joué un rôle important dans les travaux qui ont conduit à une réglementation encadrant la psychothérapie.  En 2015, elle a quitté ce poste pour se consacrer à la communication de la psychologie au grand public. 

En plus d’avoir publié plusieurs livres, elle est connue pour sa participation régulière à différentes émissions de radio et de télévision, notamment sur les ondes de Radio-Canada. 

Depuis 2017, elle dirige le programme de formation, dont elle est également l’instigatrice, RÉUSSIR en leadership et communication du Campus Infopresse. Destinées aux gestionnaires et décideurs, les formations offertes sont axées sur le savoir, les outils d’aide à la décision, et la réalité des participants.